Circuit D-Day • Normandie
La Résistance • 6 juin 1944
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Louis Picot, résistant
Un résistant local, Louis Picot, dont l'aide envers les Alliés demeure sous-estimée, tient le Café Picot, situé rive ouest à proximité du pont de Bénouville.
La première maison inspectée
Selon l'hypothèse des historiens et les témoignages de vétérans à ce jour, la maison du Café Picot aurait été inspectée par les Britanniques aéroportés en premier, dès les minutes suivant leur atterrissage.
La Résistance à Bénouville
Au niveau national, des « messages personnels » codés transmis depuis Londres sur les ondes de la radio BBC, servent d'instructions destinées aux réseaux français de résistants. Coupure de lignes électriques, sabotage de voies ferrées et de ponts, ou toute aide aux Alliés, sont passibles de déportation ou de mort.
Évolution du site
Évolution du site entre les années 1940 et aujourd'hui. Le café Picot a disparu.
Nuit du 5 au 6 juin 1944
Louis Picot
Après minuit, le 6 juin 1944, lors de la prise du pont de Bénouville par les commandos de la 6e Aéroportée, Louis Picot sort de sa maison, fait de grands signes aux hommes du lieutenant Brotheridge et s'écrie « Vive les Anglais ! ». Louis Picot, touché par une rafale de balles, ne survivra pas.
Léa Vion
Au château de Bénouville se trouvent une maternité et un orphelinat. Connue sous les noms de code « Eva » ou « Nilo », Madame Léa Vion dirige officiellement l'établissement. Officieusement, celle-ci est une résistante depuis 1940. Léa Vion informe les réseaux de Résistance sur les emplacements, la composition des points d'appui sur la côte, les mouvements de troupes allemandes…
La famille Gondrée
Le Café Gondrée a lui également joué un rôle important durant l'occupation. Les soldats allemands s'y rencontrent régulièrement et y discutent librement, sans se douter que Madame Gondrée, d'origine alsacienne, comprend leur langue. La famille Gondrée transmet ensuite les précieuses informations ainsi recueillies au réseau local de la résistance.
« Vive les Anglais ! »
Louis Picot • Nuit du 5 au 6 juin 1944 • Bénouville
Archives
Dans son café situé aux premières loges de cet affrontement éclair, Louis Picot réalise tout de suite l'importance des événements qui se déroulent sous ses yeux. Encore en robe de chambre, Louis Picot sort de sa maison, et fait partie des premiers Bénouvillais à sortir, malgré le danger des combats.