Circuit D-Day • Normandie
Opération Deadstick • 6 juin 1944
📍 49.2438° N • 0.2736° W • Se rendre sur siteLe site
Architecture
Pour laisser passer les bateaux qui vont de Caen à la mer, le pont peut s'élancer vers le ciel et se suspendre, élégante flèche de fer, avant de se reposer pour laisser passer les véhicules sur son dos.
Opération Deadstick
Nom de code de l'opération menée par la 6e Division Aéroportée britannique, compagnie D, commandée par le major John Howard. « Deadstick » (bâton mort) en référence aux planeurs.
Les planeurs
Répartis dans six planeurs Horsa (trois à destination du pont de Bénouville et trois à destination du pont de Ranville), les soldats sont une trentaine entassés par planeur, tractés par des bombardiers Halifax.
Sa mission
Sécuriser coûte que coûte le pont de Bénouville | verrou stratégique permettant aux troupes alliées de sortir des plages normandes, lieu du débarquement, et d'éviter une contre-attaque sur le flanc Est.
Évolution du site
Faites glisser pour comparer • Glissez ou touchez le curseur
La nuit du 5 au 6 juin 1944
00h10 | En approche
Le planeur tangue affreusement. Les soldats sont entassés dans le fuselage rond d'un planeur Horsa, comme dans un tunnel de bois. Largage. Silence impressionnant, presque effrayant.
00h16 | Impact | Début du Jour J.
Les soldats sont secoués. Un bruit effroyable de bois brisé, une glissade énorme. Le caporal Caine saute par la portierre arrachée. Il est le premier de l'unité à fouler le sol de France.
00h19 | Le 3e planeur de Bénouville
Le 3e planeur atterrit violemment, glisse à pleine vitesse et s'arrête au bord d'une mare. Plusieurs hommes sont éjectés. L'un d'eux tombe à l'eau et se noiera. C'est la première victime au sol de l'opération Overlord.
00h26 | Mission accomplie
Soit 10 minutes après l'atterrissage du premier planeur. Le pont est intact. Le captain Nelson et ses sapeurs ont fouillé à tâtons les superstructures à la recherche d'explosifs.
00h50 | Message radio
Le major Howard transmet par radio : « Hello Four-dog, Ham and Jam ». « Ham » signifie la prise du pont de Bénouville intact. « Jam » signifie la prise du pont de Ranville intact.
00h52 | Le brigadier Poett
Le brigadier Nigel Poett, commandant la 5th Parachute Brigade, arrive depuis le pont de Ranville et félicite le major Howard.
01h30 | Le sifflet de Howard
Trois sons brefs suivis d'un plus long : la lettre V de Victoire en morse. Le major Howard, ancien policier, siffle pour rallier les soldats égarés.
02h10 | Repli
Les sections du major Howard reçoivent l'ordre de se replier entre l'Orne et le canal de Caen.
13h00 | La cornemuse de Millin
Millin, sonneur des commandos de Lord Lovat, arrive depuis la plage de Sword Beach en jouant de sa cornemuse. Lovat, en arrivant de l'autre côté du pont, lance à l'officier para : « Désolé d'avoir deux minutes et demie de retard sur l'horaire ».
16h00 | Les volontaires français
Les volontaires français du commando n°4 dirigés par Kieffer atteignent le pont. Le radio Mullen, débarqué à Sword le matin, est touché par un sniper et mourra. Ses frères d'armes, notamment Maurice Chauvet, poseront une plaque commémorative sur le pont.
Baptisé Pegasus Bridge
Depuis le 6 juin 1944, le pont est devenu immortel. On l'a baptisé Pegasus Bridge, en hommage à l'exploit de la 6th Airborne Division, dont l'insigne figure le cheval ailé de Pégase.
Archives
Grâce à cette opération, dans la nuit du 5 au 6 juin, Bénouville est la seule ville de France à posséder une Avenue du 5 juin 1944.