Jeu · Famille · Patrimoine
Parcourez Bénouville et son patrimoine de façon ludique, pour toute la famille !
Respectez le code de la route et les espaces piétons.
Le début de l’histoire
Sam, votre guide
Bonjour, je m’appelle Sam. Je vous souhaite la bienvenue à Bénouville.
Saviez-vous que durant la Seconde Guerre mondiale, les opérations de la Bataille de Normandie ont commencé ici ? Des planeurs ont atterri dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Cet assaut fut dirigé par le Major Howard, au sein de la 6e division aéroportée britannique.
Ma grand-mère, qui a vécu la Libération depuis le château de Bénouville, m’a dit qu’un code secret a été dissimulé dans la commune. Celui-ci donne accès à un contenu exceptionnel du Major Howard, réservé à quelques privilégiés lors de la cérémonie officielle du 5 juin 2024, année du 80e anniversaire du Débarquement !
Après la guerre, le Major est revenu témoigner auprès des jeunes générations de soldats, lors des commémorations. Le Major Howard est décédé en 1999. Aujourd’hui, sa famille continue de venir chaque année lors des cérémonies du D-Day.
Êtes-vous prêts à mener l’enquête et à découvrir le patrimoine de Bénouville ? La tâche ne sera pas aisée…
Ouvrez l’œil et bonne chance !
Avant de commencer
Prenez garde !
Ouvrez l’œil et surtout lisez bien les questions qui vous sont posées pour ne pas commettre d’erreur : le moindre écart signerait la perte de votre enquête ! Si vous faites la moindre erreur dans le code, vous devrez recommencer toute votre enquête.
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Placez-vous devant le buste du Major Howard.
Observez et découvrez les différents monuments autour de vous.
Votre enquête
00h18, le planeur du lieutenant R. A. Smith atterrit, piloté par les sergents-chefs Barkway et Boyle. À leur bord, combien de soldats accompagnaient le médecin, capitaine J. Vaughan ?
Traversez le pont Pegasus et prenez la voie verte directement sur votre gauche en longeant le canal, en direction de Caen.
En 1811, Napoléon Ier, après un court séjour à Caen, prescrit l’étude immédiate d’un redressement de l’Orne, en attendant d’établir un canal entre Caen et la mer. Le canal de 14 km reliant Caen à Ouistreham est inauguré le 1er juillet 1857.
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Le 26 juin 1944, le pont est baptisé Pegasus Bridge en hommage aux troupes libératrices britanniques de la 6e division aéroportée, dont le cheval ailé, Pégase, est l’emblème.
Suite aux bombardements de 1944, le canal et le port sont réaménagés ; vingt ans plus tard, le pont s’allonge de 5 mètres.
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En 1994, les besoins croissants de la circulation automobile et de la navigation maritime nécessitent l’installation d’un nouveau pont. Ce pont, de structure identique à l’ancien, est élargi pour permettre une circulation à double sens.
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À mi-parcours entre le pont Pegasus et le Château, se trouve en bord de canal une petite stèle entourée de briques. Trouvez-la.
Votre enquête
Bien moins connu que le pont Pegasus, quelques jours après le 6 juin 1944, au sud du Pegasus Bridge, ce pont de type Bailey est le premier construit en France. Quel est le chiffre indiqué dans son nom ?
Continuez de longer le canal, prenez une petite passerelle sur votre droite pour remonter derrière le Château de Bénouville.
L’histoire de Bénouville durant la Bataille de Normandie ne s’arrête pas aux événements de la prise du pont Pegasus : 21 ponts Bailey ont été édifiés entre Ouistreham et Caen en 1944. Leur fonction : aider aux nombreux passages de véhicules, notamment les blindés, d’une rive à l’autre.

Au XVIIIe siècle, le marquis de Livry bâtit une résidence secondaire à Bénouville, sur les vestiges d’une ancienne seigneurie médiévale. Le château de Bénouville, de style néoclassique français, est conçu par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux.
En 1927, le domaine devient la propriété du conseil général du Calvados, qui y installe une maison maternelle avec une maternité inaugurée le 27 octobre, et une pouponnière. L’établissement, alors tenu par des religieuses, permet aussi d’héberger des jeunes femmes en difficulté.
Léa Vion en prend la direction en 1935. Durant la Seconde Guerre mondiale, Léa Vion, dite « la Comtesse » dans la Résistance, cache au château des aviateurs alliés, des armes ou encore des explosifs, fournit des faux papiers et fait passer des renseignements aux Alliés. Le château et sa maternité deviennent un lieu important de la Résistance dans le Calvados.

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Après avoir longé l’enceinte du château, approchez-vous de son entrée, au carrefour de l’avenue de Caen et de la rue du Grand Clos.
Votre enquête
Repérez les différentes informations présentes autour de l’entrée du château. Combien d’enfants sont nés en ce lieu, au sein de la maternité ?
Continuez votre parcours en empruntant la rue du Grand Clos, en direction de la Mairie. Cette rue présente de très belles demeures et un petit square ombragé, idéal pour une petite pause.
Du 18 au 20 juillet 1944, cinq semaines après le débarquement de Normandie, sous le commandement de B. Montgomery, les Alliés lancent une grande attaque pour libérer la ville de Caen. Cette opération, nommée Goodwood, est la plus massive des Alliés sur le front de l’Europe occidentale.

À mi-parcours, au bout du chemin du Lavoir, se trouve l’ancien lavoir principal de Bénouville. Il a été utilisé jusque dans les années 1960. Témoins des grands et petits moments de nos villages, les lavoirs évoquent le souvenir d’une époque ancienne et rappellent le dur labeur des femmes.
L’accès aux lavoirs était codifié, comme les emplacements : les femmes travaillant pour les familles les plus influentes étaient placées directement à proximité de l’arrivée d’eau « propre ». Les hommes, quant à eux, avaient défense de venir troubler ou surtout d’épier ce temps éminemment social entre femmes.
Les femmes se retrouvaient au moins une fois par semaine et pouvaient échanger toutes les dernières nouvelles du village. On y chantait : « Tous les jours, moins le dimanche, on entend le gai battoir, battre la lessive blanche, dans l’eau verte du lavoir. » Refrain d’une chanson de Pierre Dupont (1848).

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En 1793, la commune de Bénouville comptait à peine 250 habitants. Aujourd’hui, plus de 2000 y résident ! Regardez attentivement l’ensemble des plaques mémorielles sur sa façade.
Votre enquête
La première pierre de la Mairie fut posée par le vicomte de Janzé, propriétaire du château de Bénouville à l’époque. En quelle année fut posée cette première pierre ?
Découvrez les différentes stèles commémoratives autour de la mairie et dirigez-vous vers l’église.
L’obélisque brisé face à la mairie de Bénouville : sur un côté, une palme dorée est présente. Elle symbolise les martyrs et la mort des poilus tombés au combat entre 1914 et 1918. D’autres plaques mémorielles ont été ajoutées autour par la suite, pour commémorer les soldats tombés lors d’autres guerres, d’autres batailles.

Des menhirs et des vestiges d’un camp romain sont localisés sur Bénouville. Cependant, c’est véritablement au Moyen Âge que datent les premières traces du village. À cette époque, un bac (un bateau à fond plat) et un port furent créés à Bénouville pour traverser l’Orne.
Le nom du village est mentionné dès 1066 sous la forme latinisée de « Burnolfivilla ». Il s’agit d’une formation toponymique en -ville, au sens ancien de « domaine rural », précédée de l’anthroponyme du vieux danois « Biornulf », qui se perpétue dans le nom de famille normand Burnouf.
Les armes (le blason) de la commune de Bénouville se composent ainsi : « De sable au chevron d’or accompagné, en chef à dextre, d’un croissant d’argent et, à senestre, d’une étoile de six rais aussi d’or et, en pointe, d’un lion du même lampassé de gueules. »

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Vous voici devant l’église de Bénouville. Entrez dans le cimetière qui borde l’édifice pour y découvrir les 23 tombes des soldats qui reposent en ce lieu.
Votre enquête
Des soldats de l’armée britannique reposent au sein du cimetière de Bénouville. L’un d’entre eux, d’un régiment de parachutistes, porte sur sa pierre tombale un message que son père a inscrit : « […] You were a man my son ! » (« Tu as été un homme, mon fils ! »). Quel âge avait ce soldat ?
Prenez le temps de découvrir l’église et ses œuvres d’art. Dirigez-vous ensuite par la rue du Bac du Port pour revenir le long du canal, en direction du pont Pegasus.
L’église Notre-Dame du Port de Bénouville date de la seconde moitié du XIIe siècle pour son chœur (partie où se déroulent les cérémonies autour de l’autel), de style roman. La nef (la salle dans laquelle se trouvent les personnes qui assistent à la cérémonie) est de style gothique et date du XVIe ou du XVIIe siècle.
Le chœur a été décoré de fresques par l’artiste peintre religieux Louis Chifflet, vers 1895. Né à Chartres en 1853, il fonde son atelier à Caen en 1883. Un grand nombre d’églises normandes témoignent de sa peinture théologique : Noron-la-Poterie, Saint-Julien-le-Faucon, Orbec, Clécy ou Valognes. Il meurt à Caen en 1897, à l’âge de 44 ans.

La cloche existe depuis la plus haute Antiquité. Les premiers chrétiens en firent un symbole d’appel et de ralliement messianique. Avant la Première Guerre mondiale, la France possédait plus de cent ateliers de fondeurs de cloches. Aujourd’hui, seules trois fonderies de cloches françaises perdurent, dont celle de Villedieu-les-Poêles, en Normandie.

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En 1892, la première ligne de chemin de fer du Calvados relie Cabourg à Luc-sur-Mer, grâce au passage du train sur le premier pont de Bénouville.
Votre enquête
Parcourez les environs, les nombreux panneaux d’information et stèles commémoratives pour répondre à cette dernière question : en quelle année est installé le premier pont à bascule, celui qui sera rebaptisé en 1944 le Pegasus Bridge ?
Pour cette dernière recherche, soyez attentifs à toutes les informations pouvant se trouver autour de vous dans un rayon de 70 mètres, sans avoir besoin de traverser le pont.
Le pont que l’on franchit aujourd’hui est une copie conforme de l’original. Le Pegasus Bridge s’appelait, avant la libération de 1944, simplement le pont de Bénouville. C’est un « pont basculant de type Scherzer », du nom de l’Américain qui l’inventa au XIXe siècle. Cette technique est héritée des ponts-levis du Moyen Âge.
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« Les Chemins de fer du Calvados » est une ancienne compagnie qui exploitait un réseau de voies ferrées. À partir de 1929, la concurrence croissante du transport routier entraîne le début de la fermeture de ses lignes. La dernière ligne en service est gravement endommagée lors de la Bataille de Normandie, et l’exploitation cesse définitivement en 1944.

Secteur stratégique, les ponts de Bénouville et de Ranville permettent aux troupes alliées de sortir des plages du débarquement. Les ponts étant défendus par la 716e division d’infanterie allemande, leur capture par les Alliés est impérative afin de créer une tête de pont sur le flanc est, évitant ainsi une contre-attaque de l’armée allemande vers les plages.

Bravo, vous y êtes
Après avoir parcouru les 6 zones de recherche, placez chaque réponse bout à bout, en commençant par la zone n°1 jusqu’à la zone n°6. Vous devez obtenir un code à 18 chiffres.
En cas d’erreur de code, vous devrez reprendre intégralement votre parcours ! Alors, avez-vous réussi votre enquête ?
Mon code reconstitué
Notez vos réponses dans chaque zone : elles s’assembleront ici.
Vos réponses restent uniquement sur votre appareil et s’effacent automatiquement 24 h après votre dernière saisie.
Votre guide de parcours

L’Enquête du Major Howard
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